Le sous-variant Omicron gagne du terrain: «Nous devons rester sur nos gardes»

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Le BA.2 a été détecté pour la première fois en Belgique le 26 décembre de l’année dernière, peu après la découverte de la version BA.1 d’Omicron. Jusqu’à présent, seuls quelques cas étaient enregistrés, mais depuis peu, le BA.2 est en augmentation. Le BA.2 est également en hausse dans d’autres pays, dont l’Inde, par exemple. Un troisième sous-variant d’Omicron, BA.3, a également été découvert.

Cette version BA.2 présente un certain nombre de mutations identiques au variant BA.1, la version d’Omicron que nous connaissons jusqu’à présent, mais présente également quelques différences caractéristiques. Par conséquent, elle est considérée comme un sous-variant plutôt que comme un variant complètement nouveau.

Ce sous-variant est en train de gagner du terrain dans certains pays, notamment au Danemark, où il est responsable de la moitié des nouvelles infections. En Norvège en Angleterre ou encore en Inde, la sous-variant prend également de plus en plus d’ampleur.

« La recherche devrait nous le dire »

Aux Pays-Bas également, BA.2 a gagné du terrain. Chantal Reusken, virologue pour l’Institut national néerlandais pour la santé publique et l’environnement, a déclaré sur Twitter que le pourcentage d’infections au sous-variant était passé de 0,06 à 0,66 % ! Menno De Jong, virologue néerlandais, a expliqué dans les colonnes de 7 sur 7 que « BA.2 doit avoir un avantage évolutif pour supplanter BA.1, comme on peut le constater dans un certain nombre de pays ». « Nous ne savons pas exactement quel est cet avantage. Peut-être que BA.2 est encore meilleur pour contourner l’immunité actuelle, peut-être qu’il se fixe mieux aux cellules des voies respiratoires du nez, ce qui le rend plus infectieux. La recherche devrait nous le dire », ajoute le virologue.

Des études sont également en cours pour déterminer l’efficacité des vaccins face à BA.2. Les premiers résultats du Statens Serum Institute ont d’ores et déjà démontré qu’il n’y avait aucune différence au niveau des admissions à l’hôpital entre BA.1 et BA.2. « Je ne m’attends pas à ce que les différences entre BA.1 et BA.2 soient très importantes. Toutefois, il n’est pas possible de donner des garanties à ce sujet », explique encore Menno De Jong.

Pour le virologue De Jong, « il n’est pas forcément mauvais signe qu’Omicron évolue encore ». « Tant qu’il continue à le faire dans la bonne direction, il est probable qu’à long terme, ce virus évolue vers un coronavirus, dont nous connaissons déjà quatre exemplaires. Toutefois, ce n’est pas une certitude. Et malheureusement, ce virus nous a déjà surpris à plusieurs reprises, nous devons donc rester sur nos gardes », conclut l’expert.

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