Anderlecht modifie son règlement de stationnement: le prix du parking s’envole

Le règlement sur le stationnement a animé les débats.
Le règlement sur le stationnement a animé les débats. - A.L.

À partir du 1er février 2022, les places de stationnement seront plus chères à Anderlecht. Jugez plutôt. Les tarifs de la zone rouge vont passer de 3 € à 5 € pour deux heures (la limite). Une hausse sera aussi pratiquée en zone verte : 50 centimes pour la première demi-heure, 1,5 € pour la seconde, 3 € pour la deuxième heure ; contre 1 €/heure auparavant. La zone bleue sera limitée à deux heures, mais gratuite, avec disque bleu. À cela, il faut rajouter une « zone grise », un « mélange de la zone rouge et de la verte », présente l’échevine Susanne Müller-Hübsch. Soit un stationnement limité à 4h30 et 12,5 € pour la durée maximale. À noter que le premier quart d’heure, source de consolation, sera gratuit dans toutes ces zones. Enfin, la carte riverain, gratuite jusqu’à présent de façon illimitée, passe à 15 € par an et renouvelable… « Mais on sera les moins chers de Bruxelles », ajoute le bourgmestre Fabrice Cumps.

« Il fallait réviser le règlement pour s’aligner aux ordonnances de la Région », justifie l’échevine.

Le PTB mécontent

Du côté de l’opposition, notamment le PTB, la nouvelle a fait bondir : « 5€ pour se stationner deux heures à la rue Wayez, 2€ de plus que le tarif actuel, c’est de la folie », réagit Giovanni Bordonaro, chef de groupe PTB. « C’est simple, toutes les zones augmentent et une partie de la chaussée de Ninove devient même rouge. Toute une série de zones non réglementées, c’est-à-dire actuellement gratuites, vont devenir payantes ».

« Avec de tels tarifs, le collège va surtout toucher la petite classe moyenne et populaire. Ceux qui ont les moyens pourront se stationner sans problème. C’est anti-sociale et inefficace. La commune souhaite faire diminuer la pression du stationnement dans les quartiers en rendant les tarifs très chers. Le problème est que beaucoup de personnes n’ont actuellement pas d’autres choix que d’utiliser leur voiture : parce que les transports publics ne sont pas assez efficaces selon le parcours à effectuer et puis il y a les PMR », poursuit le conseiller communal.

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