Uber plaide l’égalité entre les chauffeurs LVC et de taxi à Bruxelles

Uber plaide l’égalité entre les chauffeurs LVC et de taxi à Bruxelles

Les chauffeurs LVC (location de voiture avec chauffeurs) souhaitent avoir les mêmes droits et obligations que les chauffeurs de taxis à Bruxelles, selon une consultation menée auprès d’eux par la plateforme Uber. 80 % des sondés veulent d’ailleurs un statut unique pour les deux secteurs, à l’image de ce qui a été fait en Flandre.

Face à une réforme du secteur qui se fait attendre depuis plusieurs années à Bruxelles, Uber a formulé mercredi plusieurs propositions concrètes à l’adresse du gouvernement Vervoort, dont la plateforme ne comprend pas l’attentisme.

Une réglementation obsolète

La plateforme déplore que le gouvernement bruxellois n’ait pas tenu sa promesse de présenter un texte de réforme avant l’été. L’entreprise américaine a donc profité de ce premier jour de l’automne pour apporter, avec les organisations représentant les chauffeurs LVC, sa pierre à l’édifice.

Face à une réglementation « obsolète » datant de 1995, elle propose une réforme qui permettra aux 2.000 chauffeurs LVC actifs dans la capitale via Uber d’avoir enfin de la certitude sur leur activité. « Selon la loi, nous n’existons pas », résume d’ailleurs l’un d’eux, Mehmet Öz.

Selon les chauffeurs, la réforme devrait inclure des conditions équitables pour les chauffeurs de taxi et LVC. Ces derniers et Uber plaident également pour des prix dynamiques évoluant à la hausse aux heures de pointe et à la baisse aux heures creuses.

Fin à la limite du nombre de chauffeurs autorisés

Les chauffeurs suggèrent en outre qu’il n’y ait plus de limite au nombre de chauffeurs autorisés dans la capitale. Un point crucial selon eux. D’après une étude du bureau de consultance Deloitte, menée l’an dernier à la demande du gouvernement bruxellois, environ 6.000 chauffeurs sont nécessaires pour répondre à la demande dans la capitale. Aujourd’hui, quelque 3.000 d’entre eux y sont actifs, qu’ils soient taximen ou chauffeurs LVC. Il y a donc encore de la place pour 3.000 chauffeurs dans la capitale, calcule Laurent Slits, directeur d’Uber Belgique.

Enfin, les chauffeurs LVC et la plateforme les employant veulent que soit revue la réglementation actuelle qui les oblige à utiliser des véhicules chers, imposants et polluants et les empêche de recourir à des voitures électriques ou hybrides ou à des véhicules qui ne soient pas considérés comme étant de luxe.

Face à une demande qui explose et une offre qui n’arrive plus à suivre, au détriment des clients qui doivent attendre une voiture de plus en plus longtemps, Uber invite encore une fois le gouvernement bruxellois à s’atteler à cette réforme du secteur, que la plateforme et les chauffeurs attendent depuis sept ans maintenant.

En l’absence de réforme, ce sont 2.000 chauffeurs, pour la plupart bruxellois, à qui sont adressés des avertissements, et parfois aussi des PV, pour non-respect de la réglementation de 1995, qui risquent de perdre leur travail. « Les faire attendre plus longtemps serait inacceptable », conclut Laurent Slits.

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