Les Rouches en mission face au rival anderlechtois

Les Rouches en mission face au rival anderlechtois
Belga

Vingt-huit matches disputés face aux Mauves en tant que joueur, dont cinq avec le Standard. Un bilan de trois victoires pour deux défaites. Une seule joute avec le costume de mentor, soldée par un revers. Les duels entre Mbaye Leye et le rival ancestral proposent donc un équilibre mathématique.

« Je me souviens de deux moments en particulier. Le premier : le match que nous gagnons 5-1 (le 3 octobre 2010), lors duquel je marque le premier but sur un coup franc. Le deuxième (3 avril 2011) : un duel que nous avions remporté 1-3 alors que tout le monde nous prédisait le pire, sous prétexte que Dominique D’Onofrio avait mis une équipe bis sur le terrain. J’étais sur le banc, avec Defour, Witsel et Tchite, pour ne citer qu’eux, mais nous en avions profité comme jamais. Car une victoire contre Anderlecht, c’est plus fort que tout ».

Le coach sénégalais aime jouer avec les mots, pour doper la ferveur des supporters. Eux qui, après le succès sur la pelouse de Seraing, n’avaient pas la tête à la fête. En cause, un manque de liant dans le jeu, et un génie laissé au vestiaire. « Ce n’est jamais complètement rose, j’ai donc rarement l’occasion de m’asseoir tranquillement sur mon petit banc. La seule fois où c’est arrivé, c’était à Malines (0-4). Pour le reste, je sais que nous devrons toujours batailler pour réussir à prendre des unités ».

Une certitude qui se poursuit au moment d’évoquer les errements actuels. « Quand nous arriverons à être meilleurs dans les transitions, nous pourrons apporter davantage de danger et donc, nous imposer plus facilement ».

La première mission contre Anderlecht sera donc de proposer du concret, dans toutes les zones du terrain. Fini de tergiverser, de perdre de bêtes ballons ou de s’égarer. Bref, de l’efficacité. « Nous savons où le bât blesse, il faudra donc prendre les bonnes décisions ce dimanche ». Pour soulever un Sclessin qui s’impatiente à l’idée d’enfin vivre nonante minutes de feu. Sans stress. « Le championnat est comme il est, à savoir serré. Nous avons déjà pris deux raclées, Bruges a reçu la sienne à Gand. C’est ainsi, et nous devons nous adapter. Anderlecht en a mis sept à Malines mais avant la pause, les visiteurs auraient pu mener au score. Tout est donc une question de concentration ».

Second objectif liégeois. Ne pas offrir des buts sur un plateau d’argent, surtout quand on affronte son pire ennemi. « C’est une équipe qui joue avec une bonne organisation, un système qui est très clair, devant et derrière, avec des joueurs de qualité et d’un très bon niveau. Dans tous les secteurs, on voit l’idée qui se dégage. Pour vaincre, nous devrons être à fond ».

Et donc, telle sera l’ultime exigence. Répondre présent dès le coup d’envoi. Ne pas subir, surtout les événements, parce que ce sont les Mauves en face. Ceux qui ne peuvent pas s’imposer à Sclessin, pour que celui-ci ne gronde pas de colère…

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