JO 2020: Jolien D’hoore est sortie par la petite porte

JO 2020: Jolien D’hoore est sortie par la petite porte
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Lotte Kopecky et Jolien D’hoore ont toutes deux chuté et ont vainement cherché le bon rythme lors de la course à l’américaine (10e place). Ce samedi, Kenny De Ketele et Robbe Ghijs s’attaquent au même exercice, dans la peau d’underdogs.

Disons-le tout net, c’est un plantage dans les grandes largeurs. Alors qu’elles briguaient une médaille dans cette course à l’américaine dont elles maîtrisent pourtant parfaitement les codes, Lotte Kopecky et Jolien D’hoore n’ont jamais été dans le tempo et terminent 10e de l’américaine, avec deux chutes en prime.

Sur la magnifique piste d’Izu, plantée au milieu de nulle part, à une centaine de bornes de Tokyo (un éloignement géographique qui dilue encore un peu plus l’atmosphère des Jeux mais permet par contre que le public, sur base d’une jauge, assiste aux compétitions), la roue a tourné carré pour le duo belge. Sur base de la forme affûtée de la championne de Belgique sur route Lotte Kopecky (4e de l’épreuve olympique en ligne, il y a une quinzaine) et de l’expérience que le binôme peut faire valoir, la conquête d’une médaille était l’objectif avoué du staff, et réaffirmé par les coureuses elles-mêmes en début de semaine, alors qu’elles peaufinaient leur préparation.

Erreur et chute lors d’un relais

Mais les espoirs belges ont glissé dans les virages à 45º du vélodrome et se sont fracassés en contrebas. Au sens propre comme au sens figuré. Lotte Kopecky était victime d’une première chute après quelques tours seulement, dans l’impossibilité totale d’éviter les concurrentes néerlandaise et polonaise tombées sous ses roues. Pure malchance. Par contre, la seconde chute, qui envoyait Jolien D’hoore sévèrement rudoyer le sol en bois, résultait elle d’une erreur lors d’un relais. « J’étais trop lente à ce moment-là, c’est de ma faute » admettait la Gantoise, hanche en sang et douleur creusant le visage. « Les blessures corporelles se réparent, c’est surtout la déception qui fait mal… »

Médaillée de bronze à Rio, dans l’épreuve de l’omnium, Jolien D’Hoore quitte la scène par la petite porte, elle a mis un terme à sa carrière sur la piste ce vendredi, sur une 10e place qui est aussi le plus faible de ses trois résultats olympiques (5e à Londres et 3e à Rio). « Dès le début de la course, nous avons dû chercher notre route et notre place dans le peloton, sans jamais réellement les trouver. Les deux chutes résument finalement notre prestation, décevante par rapport au travail que nous avions fourni pour en arriver là et par rapport à nos ambitions. Parfois, on parvient on ne sait trop comment à échapper à toutes les chutes. D’autres fois, on est au beau milieu du chaos, c’était le cas cette fois… »

A 31 ans, la Flandrienne mettra bientôt un terme à sa carrière de sportive de haut niveau. « Les championnats du monde sur route, à Louvain fin septembre, puis Paris-Roubaix début octobre seront mes deux derniers objectifs. Sur la piste, je suis triste que cela se termine comme ça… »

Kopecky remet ça dimanche, en omnium

De six ans sa cadette, Lotte Kopecky est, elle, dans la phase ascendante d’une carrière où sa polyvalence doit lui permettre de mener de front parcours sur route et sur piste. Ses Jeux ne sont d’ailleurs pas terminés puisque la coureuse originaire de Rumst prendra part à l’omnium, ce dimanche (entre 3 et 6h du matin, timing belge). « Je dois vite passer à autre chose car nous n’étions pas ici pour une 10e place sans relief. Je n’ai pas trop souffert de ma cabriole (NDLR : à part une abrasion au coude et une douleur aux côtes), j’espère que ma dernière prestation à Tokyo sera moins frustrante que les deux précédentes… »

Le duo De Ketele/Ghys en outsider

Dans l’intervalle, le duo masculin composé du Flandrien Kenny De Ketele et du Limbourgeois Robbe Ghys s’attaque lui aussi, ce samedi, à l’épreuve par équipe (entre 9h55 et 12h55, timing belge). Les Belges, sacrés champions d’Europe il y a trois ans à Glasgow, se sont glissés dans les maillots d’outsiders, capables d’aller arracher une médaille au bout des 50 km et 200 tours de la piste d’Izu. « Elle a des airs de « notre » piste Eddy Merckx à Blaarmeersen » glisse malicieusement Kenny De Ketele.

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