«La Flandre a l’opportunité d’embaucher des sans-papiers»

Grève de la faim et de la soif des sans-papiers à Bruxelles.
Grève de la faim et de la soif des sans-papiers à Bruxelles. - E.G.

Phillippe Bertleff se déclare très sensible à la grève de la faim et de la soif menée par les sans-papiers pendant des semaines dans les locaux de la VUB, de l’ULB et de l’église du Béguinage à Bruxelles. « Pourtant, on peut faire quelque chose. On a en effet pu aboutir à un accord social qui, bien que rejeté par 80% des travailleurs wallons, est passé de peu au niveau de la FGTB qui garde son caractère fédéral. L’accord social apporte beaucoup plus de flexibilité  : on est passé de 120 heures à 240 heures non fiscalisées. Intéressant, à la fois pour l’employeur et le travailleur. Or, il y a une pénurie de main-d’oeuvre dans le nord du pays. En Flandre Occidentale, ils vont chercher leurs travailleurs en France. Et certaines entreprises, notamment au Limbourg, créent leur propre centre de formation. On pourrait facilement régulariser un maximum de sans-papiers, avec des critères qui doivent bien sûr être négociés, peut-être même collectivement, pour qu’ils puissent avoir accès au marché de l’emploi et intégrer notamment les entreprises en Flandre où il y a pénurie d’emploi aujourd’hui. C’est une opportunité énorme pour régulariser un maximum de ces quelque 140.000 sans-papiers en Belgique. Mais on ne le fait pas. C’est une contradiction, je ne comprends pas pourquoi...

M.PW.