Photo choc après la défaite de la France: des Belges brûlent des drapeaux français

Photo choc après la défaite de la France: des Belges brûlent des drapeaux français
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La France a été éliminée en huitième de finale de l’Euro 2020 par la Suisse. Les Bleus ont pris la porte après un match fou et une séance de tirs au but pleine de suspense. Si les supporters français étaient effondrés, d’autres supporters ont célébré cette défaite.

A Bruxelles, des jeunes ont été surpris en train de mettre le feu à des drapeaux français pour « célébrer » la débâcle de Mbappé et compagnie.

Comme le montre la photo dans le tweet ci-dessous :

Dérapages anti-français sur les réseaux sociaux: voici les origines d’une rivalité

Swann Borsellino l’affirme: «Il y a des moment où il faut que cela devienne bon enfant.»
Swann Borsellino l’affirme: «Il y a des moment où il faut que cela devienne bon enfant.» - RTBF / AFP

Par sa culture footballistique hors norme et son sens pointu de l’analyse, Swann Borsellino est devenu l’un des piliers du service des sports de la RTBF et d’Eleven. Mais après cette défaite surprise des Bleus face à la Suisse en huitièmes de finale de l’Euro2020, le plus français des chroniqueurs de la RTBF a laissé plusieurs messages au ton très amer sur Twitter.

En cause : une véritable overdose de messages anti-français sur les réseaux sociaux. « Je n’ai pas vocation à être ambassadeur de France à Bruxelles et surtout j’ai conscience des nombreux abus venus de mon côté du Quiévrain mais il y a un moment où il faut que ça redevienne bon enfant. On ne va pas se leurrer : les effusions de joie et autres manifestations anti-français ce soir vont pousser cette rivalité malsaine et bâtie de toute pièce à coups d’idioties à perdurer », a lancé Swann Borsellino. « Alors que j’aimerais que les Diables, Eden et sa génération en tête, gagnent l’Euro. »

Swan Borsellino n’est pas le premier représentant de l’Hexagone en Belgique à dénoncer un climat anti-français dans notre pays. Sur le plateau de « C’est pas tous les jours dimanche » le 20 juin dernier, le joueur français du RFC Liège, Jérémy Perbet, expliquait comment cette rivalité s’est amplifiée au cours des années. « Je suis arrivé il y a 13 ans en Belgique et il n’y avait pas tout ce qu’il se passe à l’heure actuelle. À ce moment-là, la France en football était au-dessus de la Belgique. L’équipe nationale belge a depuis fait des bonds en avant. Et c’est cela qui attise un peu ce genre de choses entre la France et la Belgique. »

Le joueur du RFC Liège était également choqué par le fait que des Belges supportaient systématiquement les adversaires de la France. « Ça me choque, parce qu’on n’a pas le même ressenti en France. À un moment donné, il ne faut pas se tromper de débat et être derrière son équipe nationale. »

France 98, Euro2000 et Russie 2018

On pourrait croire que la montée en force d’un sentiment antifrançais en Belgique remonte à la victoire des Bleus lors de la Coupe du monde 98. À l’époque, internet en était encore à ses balbutiements. Accros à leur télévision et aux chaînes françaises, les Belges étaient quasi « obligés » de regarder les centaines d’heures d’antenne consacrées aux nouveaux champions du monde. Un climat médiatique qui ne s’est pas arrangé après la nouvelle victoire des Bleus à l’Euro2000.

« Champions du monde du seum »

Ensuite, il y a eu évidemment l’élimination de la Belgique par la France en demi-finale de Coupe du Monde en 2018. L’amertume de la défaite avait provoqué des réactions polémiques de certains Diables rouges. Du coup, les Français les avaient rebaptisés « champions du monde du seum » sur Twitter, et s’étaient amusés à remplacer le mot « seum » par un drapeau belge dans chaque publication.

« Une rivalité ancestrale »

Mais pour l’historien de l’ULiège Français Balace, cette rivalité France-Belgique remonte à bien plus loin. Elle serait en fait l’héritage d’une vieille tradition. « Elle remonte à aussi longtemps que la Belgique existe », nous avait expliqué Françis Balace. « Dès que la Belgique a commencé à avoir des relations internationales, dès qu’elle a eu des relations bilatérales, si elle ne danse pas comme à Paris, nous avons un phénomène de rejet. On dit « Ah, les petits Belges ! ». »

Le « melon », un produit français

Mais comme le souligne Swann Borselino, cette rivalité malsaine entre Belges et Français est aussi alimentée par de « nombreux abus » venus d’Outre-Quiévrain. Dernier exemple en date : en début de compétition, nos joueurs se sont pris une volée de bois vert de plusieurs chroniqueurs de « L’équipe du soir », le talk du soir sur l’EquipeTV. Face à des propos de Thomas Meunier, qui avait affirmé que pour battre la Belgique, il faudrait « une belle armade », les chroniqueurs français avaient littéralement dérapé. Morceaux choisis : « La Belgique fait des siennes, un peu comme d’habitude », « Ils sont dans l’esprit de revanche suite à la défaite en demi-finale », « Ils parlent beaucoup ces Belges, ils vont vite rentrer chez eux manger des frites », « Ils ont un énorme boulard les Belges », « Il faut qu’ils se calment »…

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