Ce qu’il faut retenir de la 3e étape du Tour de France (vidéo)

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On débute par un résumé de tout ce qui s’est passé.

La 3e étape : Lorient – Pontivy (182,9 km)

Le week-end initial n’avait pas laissé grand-chose aux sprinters tout juste les sprints intermédiaires et le souci de ne pas tomber. En effet, la première explication attendue pour eux devait se dérouler ce lundi à Pontivy, arrivée inédite d’une journée à travers le Morbihan.

Dès le départ de Lorient, cinq hommes se dégageaient avec la bénédiction du peloton : le désormais inévitable Schelling, porteur du maillot à pois, Barthe, Chevalier, Schär et Wallays. Alors que le peloton laissait filer, une chute, la première d’une longue série, impliquait les Ineos et les Jumbo-Visma. Alors que Thomas devait effectuer une longue poursuite, dans l’autre camp, Gesink devait, lui, abandonner.

Les fuyards repris en vue du final, c’est d’abord Cavendish qui se trouvait retardé, les Deceuninck-Quick Step abandonnait toute collaboration dans la préparation du sprint. Un écart dans le peloton expédiait Roglic au sol. Un coup dur pour le Slovène obligé de surmonter la douleur et chasser pour limiter la casse. Quelques virages plus loin, une nouvelle gamelle impliquait notamment Démare et Benoot.

C’est donc un peloton restreint qui se présentait en vu de la flamme rouge, le maillot jaune en personne, Mathieu van der Poel emmenant un train d’enfer au profit de son équiper Tim Merlier. Alors que Philipsen prenait le relais, Ewan était à son tour expédié sur l’asphalte à 150 mètres de la ligne, entraînant Sagan avec lui.

Devant, idéalement lancé, Tim Merlier l’emportait somme toute aisément, devant son lead-out, Jaspet Philipsen. Un doublé belge, un nouveau jour faste pour la formation Alpecin-Fenix qui a vu van der Poel conforter son maillot jaune en évitant tous les écueils.

Dans la majorité des autres équipes par contre, on compte les écarts concédés et on panse les plaies…

L’homme du jour

A 28 ans, Tim Merlier débarque au sein de la caste des grands sprinters de la plus belle manière. Pour son premier grand tour, le Giro, il s’impose d’entre à Novara. Moins de deux mois plus tard, le premier sprint massif du Tour tombe également dans son escarcelle. Son manque de confiance n’est plus qu’un mauvais souvenir…

L’équipe du jour

Alpecin-Fenix s’offre non seulement une deuxième victoire d’étape mais réalise aussi le doublé. Evitant les obstacles et coups du sort, la formation a aussi parfaitement protégé le maillot jaune de Mathieu van der Poel. Le Néerlandais avait choisi la bonne option, rouler devant pour éviter les risques…

Le Belge du jour

Jelle Wallays découvre les routes du Tour à 32 ans. Jamais retenu pour le rendez-vous de juillet au cours de ses cinq saisons chez Lotto, il lui fallu passer chez Cofidis, une formation française, pour recevoir sa chance. Une longue échappée pour représenter ses couleurs à l’avant lui a permis de savourer.

Le battu du jour

Parmi les nombreuses victimes des chutes, Primoz Roglic s’est retrouvé au sol à dix bornes du but. Remonté en selle, souffrant de plaies et brûlures apparentes, il a tout donné dans la roue de ses équipiers pour imiter les écarts. Il concède 1.21 et pointe à 1.35 du maillot jaune.

Le chiffre du jour

160. Tim Merlier est devenu le 160e coureur belge à s’imposer sur les routes du Tour de France. Le précédent n’était autre que Wout Van Aert : un rival en cas d’arrivée au sprint mais surtout ami proche de Merlier.

L’image du jour

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