Ce qu’il faut retenir de la 2e étape du Tour de France (vidéo)

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On prend les mêmes et on recommence, à peu de chose près. Le menu dominical déclinait une première partie d’étape le long de la côte dans les… Côtes-d’Armor avant un final en côte, à Mûr-de-Bretagne. L’Alpe d’Huez bretonne promettait un nouveau final explosif.

Échaudé par les chutes, le peloton, se voulait attentif, les attaques se succédant d’entrée pour laisser comme la veille un groupe de six hommes – Cabot, Clarke Koch, Perez, Schelling, Theuns – prendre le large. Devant le manque de collaboration, Perez et Schelling se disputant le maillot à pois, Theuns relançait, rejoint par Cabot dans un premier temps, avant de prolonger seul jusqu’à 18 bornes de l’arrivée.

Entreprenant comme à son habitude, Mathieu van der Poel accélérait dans la première ascension de Mûr-de-Bretagne pour cueillir les bonifications au sommet (devant Pogacar et Roglic), prouvant par là que le maillot jaune demeure un objectif.

Les différentes formations plaçaient dès lors leur leader aux avant-postes, Alpecin et surtout Ineos dictant le tempo. Une accélération de Quintana sous la flamme rouge servait de rampe de lancement à un van der Poel survolté. Au prix d’un effort total, il s’imposait en solitaire avec une poignée de secondes d’avance sur Pogacar, Roglic et Alahilippe !

Outre un succès prestigieux, le Néerlandais s’emparait aussi du maillot jaune qu’il était venu chercher sur ce Tour, réussissant là ce que son grand-père, Raymond Poulidor, n’avait jamais obtenu au cours de sa longue carrière.

Un grand moment de sport et d’émotion pour un début de Grande Boucle absolument époustouflant !

L’homme du jour

S’il avait manqué de jambes samedi, Mathieu van der Poel avait retrouvé l’explosivité, le punch et la hargne nécessaire pour forcer l’exploit au sommet de Mûr-de-Bretagne. Le chef de file de la jeune équipe Alpecin rejoint ainsi son paternel Adrie parmi les vainqueurs d’étape et porteurs du maillot jaune. Mais son doigt pointé vers le ciel indiquait clairement à qui était destiné cette tunique : Raymond Poulidor, son grand-père, dont il était très proche. Un hommage à nul autre pareil.

L’équipe du jour

Invitée sur ce Tour, la formation Alpecin-Fenix ne manque certes pas d’ambition mais elle se donne les moyens de les atteindre. Pour son deuxième jour de présence sur le Tour, le groupe des frères Roodhooft se pare déjà du maillot jaune. Ils avaient évoqué un week-end capital pour eux, l’objectif est atteint.

Le Belge du jour

Vice-champion de Belgique, Edward Theuns a débarqué sur ce Tour avec une motivation énorme. Si le tracé breton ne le favorisait pas sur papier, il a intégré l’échappée du jour avant de relancer à deux reprises. S’il a manqué le maillot à pois, il a logiquement obtenu le prix de la combativité et démontré une condition étincelante.

Le battu du jour

Geraint Thomas n’a pu accompagner les meilleurs dans l’escalade décisive. Les 23 secondes concédées sur la ligne ne représentent pas un fossé mais, après Porte samedi, c’est un autre chef de file chez Ineos perd du terrain. Par défaut, les actions de Carapaz semblent à la hausse.

Le chiffre du jour

37. Voici presque 37 ans, le 2 juillet 1984, Adrie van der Poel endossait le maillot jaune, à Béthune. Le paternel de Mathieu n’allait le porter qu’un seul jour, le cédant dès le lendemain au Français Vincent Barteau.

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