Philippe Gilbert: «Je viens pour gagner quelque chose»

Philippe Gilbert: «Je viens pour gagner quelque chose»

J’éprouve un plaisir infini à revenir au Tour de Belgique parce que cela se passe tout simplement dans mon pays et que j’adore, comme vous l’imaginez, évoluer devant mes supporters. C’est d’autant plus concret que la course coïncide avec un retour à la vie plus ou moins normale, même si les infos concernant des coins du monde qui repassent en zone rouge pourraient rendre cette « libération » très éphémère. Les gens ont été privés de liberté pendant plusieurs mois, je perçois une grande envie pour eux de se rassembler lors des événements sportifs et autres.

Car nous avons besoin du public comme lui a besoin de nous voir le long des routes pour nous encourager. Le Tour de Belgique présente de surcroît l’intérêt de placer des circuits dans chaque étape. Cela nous épargne les reconnaissances et cela favorise une course de mouvement, agréable à regarder pour les spectateurs présents, et j’imagine qu’ils seront nombreux. Du point de vue de la sécurité, c’est important aussi. J’ai participé à plusieurs réunions en ce sens avec l’UCI et tout le monde est favorable à favoriser, quand c’est possible, le circuit, intéressant aussi pour l’organisateur et ses VIP.

À mes débuts, mon équipe de la FDJ ne participait pas au Tour de Belgique. Je l’ai découvert plus tard, avec Lotto, et il m’a plu tout de suite. Il y en a pour tous les goûts. Lorsque je me suis imposé en 2011, nous jouions sur deux tableaux avec Greipel. C’est toujours intéressant d’avoir plusieurs objectifs au sein de la même équipe. Dix ans plus tard, je serai aux côtés de Caleb Ewan. Je me retrouve donc dans des circonstances un peu similaires mais avec dix ans de plus ! Lorsque j’ai gagné, je n’avais pas forcément l’ambition de viser le général.

Avec un chrono relativement court à Knokke, les écarts ne devraient pas être énormes, en sachant que la victoire finale peut se jouer chaque jour, à commencer par le premier sur les pavés. Je viens pour gagner quelque chose, cela me ferait plaisir mentalement avant les championnats et le Tour. Lorsque j’ai vu les parcours du Dauphiné et du Tour de Suisse, mon choix a été vite fait car j’ai besoin de retrouver du rythme et le fait de partager le leadership avec le coureur le plus rapide du monde (Ewan) va m’y aider. Je me souviens précisément de la victoire de Remco en 2019. Il avait annoncé dans l’équipe où il allait attaquer pour consolider sa victoire à La Roche-aux-Faucons et c’est exactement ce qui s’est produit. Sa présence, entre autres, relève la qualité d’un plateau très intéressant.

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