Une étape corsée au Tour d’Italie: «Gagner le Giro sera compliqué», avoue Evenepoel

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Remco Evenepoel a connu une journée calme vendredi au Giro. Samedi, le terrible Monte Zoncolan figure au programme. « Je n’en ai pas spécialement peur, mais cela reste une montée mythique. J’ai un stress sain pour cette étape », a confié le coureur de Deceuninck-Quick Step.

« Le Zoncolan, le Stelvio, l’Angliru… ce sont des montagnes mythiques », a expliqué Evenepoel. « Je ne vais pas dire que je n’en ai pas peur, mais j’ai un stress sain avant de grimper ce col demain. La victoire d’étape sera difficile. Cela dépendra beaucoup des sensations en course. Je suis surtout occupé à maintenir ma position au général, car il y a encore ce contre-la-montre à la fin. Gagner le général sera difficile contre Bernal, mais il y a d’autres places. »

Evenepoel espère que la course commencera dès le départ samedi. « Alors tout le monde sera à bloc dès le début. Ou alors rien ne se passe et il y a une explosion sur le Zoncolan. Personnellement, j’espère qu’il y aura des attaques précoces, car ce dernier kilomètre est très raide et demande beaucoup d’explosivité. Ce n’est pas mon point fort. Surtout quand je vois comment Bernal vole dans le dernier kilomètre. Là, j’aurai un problème. Ces dernières années, les écarts étaient faibles sur cette ascension. Peut-être que tout le monde aura peur et attendra les 500 derniers mètres. Pour moi, ils peuvent attaquer plus tôt, comme ça tout le monde sera à la limite. »

Les trois derniers kilomètres sont corsés, avec une moyenne de 13  % et des passages à 22, 25 et 27  %. « Je n’ai pas d’expérience en course sur de telles arrivées. Au Tour de Pologne, il y avait un col avec de tels pourcentages, mais ce n’était pas à l’arrivée. Je pense que nous serons tous à la limite. Ce sera une longue montée, une heure d’ascension, peut-être une heure et un quart. Puis à la fin, ce sera une lutte pour arriver au sommet. »

Evenepoel estime qu’il est « difficile » d’avoir un plan. « Nous verrons la force d’INEOS. Ils feront la course, domineront jusqu’au bout. Il faudra les suivre. Malheureusement, nous avons perdu un homme, Fausto Masnada. Il faudra courir de manière tactique et intelligente. Et essayer de survivre avec Joao Almeida. J’espère que Bernal aura du mal, mais je ne m’y attends pas. Il est vraiment fort et semble encore meilleur que lorsqu’il a gagné son Tour de France. Même si sa tactique est différente. Il s’est envolé dès la première ascension alors qu’il avait attendu la dernière semaine pour prendre le pouvoir. »

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